Au chaud, derrière ma fenêtre, j'admire le paysage. Je peux apercevoir d'ici la neige sur les hauteurs. Les enfants (petits et grands) se réjouissent et vont pouvoir goûter aux plaisirs du ski et de la luge.
J'ai, à ce sujet, une petite anecdote :
Lorsque j'avais huit ans, j'avais pour habitude, en hiver, de faire de la luge sur mon cartable. Je glissais sur les pentes qui séparaient l'école de la maison. Un jour, dépassée par la vitesse, je n'ai pu m'arrêter et je suis tombée dans la rivière, en contrebas, qui était gelée à cet endroit, Je me suis fait bien peur.
Le métier de factrice en hiver :
Lorsque je faisais ma tournée de factrice en hiver, j'attrapais l'onglée tous les jours, malgré les gants chauds que je mettais. Je parcourais vingt kilomètres à bicyclette, chargée de tout le courrier. J'avais bien du mal à garder l'équilibre quand tout était gelé ou enneigé.
Les gens étaient sympathiques et m'offraient, soit un café, soit un potage bien chaud et parfois même le repas de midi. Si je tombais en panne (crevaison ou autre), je savais que je pouvais compter sur les habitants du village à Magny-Vernois (à côté de Lure).
Lorsqu'il y avait trop de neige et que le chasse-neige n'était pas passé, je distribuais à bicyclette ce qu'il m'était possible de faire et je rentrais au bureau. Je chargeais le reste dans ma voiture et je repartais finir ma distribution. Quelquefois, les chemins étaient vraiment impratiquables mais je mettais un point d'honneur à tout distribuer et je terminais parfois vers quinze ou seize heures.
Mais j'en garde de très bons souvenirs.
ajouter un commentaire commentaires (0) recommander