Dimanche 2 décembre 2007
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Maman,
Aurais-tu oublié le bébé que j'ai été ? Pourtant, comme je te trouvais jolie ! Je contemplais ton visage de tout près, lorsque tu t'approchais de
moi, lorsque tu te penchais sur mon berceau ou lorsque tu me prenais dans tes bras.
Quand je ferme les yeux, c'est toujours ton visage que je vois, celui que tu avais quand j'étais un nouveau-né. Pour moi, tu n'auras jamais une
seule ride. Ton sourire radieux m'éclairera pour l'éternité. Ta voix si douce me chantait des berceuses , m'enveloppant dans un cocon bien douillet avec des saveurs de paradis.
Tu es comme une rose qui vient d'éclore et dont le parfum m'ennivre encore !
Tu m'as généreusement nourri de ton lait. Tu as pris bien soin de moi, accourant à chacun de mes pleurs.
Je voulais te dire, Maman, que je t'aimerai toute ma vie et, si un jour tu as besoin de moi, je serai là pour toi. A mon tour, je te
bichonnerai, je te ferai écouter une musique douce pour que tu t'endormes.
Tu pourras toujours compter sur moi.
Lorsque le petit arbre a grandi à côté du grand, parfois, il le dépasse en hauteur et apporte son ombre au vieil arbre, le protégeant ainsi
contre les rayons du soleil.
Tu es aussi pour moi l'origine de la vie, la mère universelle qui, fécondée par le père, donne naissance à toute une génération. Au fil de ce
temps qui passe, l'amour pour une mère et pour toutes les mères sera à jamais sauvegardé, comme un patrimoine de chaque famille et de toutes en général.
Maman, tu m'as donné la Vie et je te dis merci.Toutes mes actions, je te les offre en hommage à l'amour que j'ai reçu et celui que je te
porte.

Maman et moi en 1954
Par marie-jeanne garnier
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Publié dans : journal intime
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